La colorimétrie 1/4 : l’effet couleurs

La colorimétrie 1/4 : l’effet couleurs

L’effet couleurs : introduction à la colorimétrie

En ce mois de décembre, nous avons souhaité célébrer l’arrivée des fêtes en couleurs. Nous vous emmenons à la découverte de la colorimétrie, à travers un dossier complet dont voici le premier volet.

Bien maîtrisées, les couleurs peuvent influencer positivement votre vie et vous sublimer. Mais savez-vous lesquelles sont adaptées pour vous ? Voyons ensemble les bases à connaître pour vous familiariser avec la colorimétrie.

 

La colorimétrie, ou l’influence des couleurs

La colorimétrie peut être définie comme l’étude des couleurs, et plus précisément de l’influence des couleurs.

La couleur étant une vibration, elle agit sur nous physiquement, psychologiquement, émotionnellement et de manière esthétique. Raison pour laquelle, les couleurs que vous appréciez ou qui vous font du bien ne sont pas forcément celles qui mettent votre visage le plus en valeur. La raison est simple : il est extrêmement difficile d’avoir une vision objective de soi-même ! Dans la vraie vie, si vous n’êtes pas allé(e) voir un(e) Conseiller(ère) en Image, il est très difficile de connaître l’harmonie couleurs qui vous met le plus de lumière. Deux écoles existent : porter les couleurs qui vous plaisent et correspondent à votre humeur du moment sans trop y réfléchir, ou de manière plus affinée,  préférer porter les couleurs qui vous aiment et augmentent votre charisme personnel.

Bien maîtrisées, les couleurs sont vos alliées et ont la capacité d’apporter de l’éclat, exprimer la joie de vivre, faire ressortir votre personnalité et rendre votre entourage plus attentif.  Elles ont une réelle influence sur votre comportement et celui des gens qui vous entourent.

Elles représentent votre façon de communiquer avec le monde extérieur.

Avec le temps et l’expérience, vous saurez identifier les couleurs qui vous vont et celles qui ne vont pas. Votre œil et votre sensibilité chromatique évolueront.

 

Johannes Itten ou l’origine du cercle chromatique

Né en Suisse en 1888, Johannes Itten a été professeur au Bahaus à Weimar, une célèbre école d’architecture et d’arts appliqués. Il y dispensait notamment des cours sur les couleurs et les formes. Il a fortement inspiré l’enseignement artistique dans le monde.

Sa théorie est basée sur la complémentarité des couleurs, notamment les couleurs en accord avec l’expression dite colorée du visage.

Pour élaborer sa théorie, il fit des expériences avec les élèves de sa classe de peinture. Ainsi, il leur demanda un jour de peindre des accords de couleurs harmonieux, sans leur donner aucune autre indication. Il s’aperçut que chacun avait une conception très personnelle des harmonies couleurs et leurs contrastes et qu’il existait également un lien entre l’expression colorée des visages et les accords de couleurs correspondants.

Ces accords de couleurs furent qualifiés de subjectifs.

Jusqu’en 1950, les théories d’Itten n’étaient accessibles qu’aux étudiants en art, mais elles furent par la suite intégrées dans l’enseignement des écoles de design.

Dans les années 1970, les premiers «Colors Consultants», ou conseillers en couleurs, apparaissent aux Etats-Unis et transposent l’enseignement d’Itten concernant les nuances subjectives aux domaines de la mode et de l’esthétique.

 

Couleurs chaudes et couleurs froides

Le cercle chromatique de Johannes Itten est connu et utilisé dans de nombreux domaines comme le design, la déco, la mode, l’esthétique ou encore la coiffure.

D’un côté sont classées les couleurs chaudes, à savoir le jaune, le rouge et l’orange. De l’autre côté, on trouve les couleurs froides. Il s’agit du vert, du bleu et du violet.

Au centre du cercle chromatique se situent les 3 couleurs primaires : le rouge, le bleu et le jaune. Elles sont appelées primaires car elles sont pures et non mélangées.

Les couleurs secondaires sont obtenues par le mélange de 2 couleurs primaires, tandis que les couleurs tertiaires sont obtenues par le mélange des couleurs secondaires. Le blanc et le noir ne sont pas considérées comme des couleurs par les colors consultants.

Les colors consultants ou conseillers en image estiment que toutes les couleurs peuvent être réchauffées et refroidies, selon le sous-ton avec lequel la couleur a été mélangée. Par exemple, un bleu considéré comme froid peut être réchauffé par le mélange d’une couleur chaude comme le jaune ou l’orange. C’est pourquoi nous parlons de couleurs chaudes jaunâtres ou froides bleuâtres sur l’ensemble des teintes du cercle chromatique.

 

L’échelle des gris : la luminosité

En colorimétrie, on tient compte de la nuance entre couleurs chaudes et froides, mais aussi de la luminosité d’une couleur définie à partir de l’échelle des gris. Transposer une photo couleur en noir et blanc permet de repérer quelles couleurs sont les plus lumineuses.

On peut classer les couleurs suivantes par ordre de luminosité, de la plus lumineuse à la moins lumineuse :

jaune ˃ orange ˃ rouge ˃ vert ˃ bleu ˃ violet

L’échelle des gris : la valeur chromatique

Un autre élément dont nous devons tenir compte est sa valeur chromatique. C’est un moyen simple pour déterminer si elle est claire ou sombre. Plus une couleur est blanche, plus elle sera claire ; plus elle a de noir plus elle sera foncée et profonde.

Autre chose à savoir : si l’on ajoute du blanc à une couleur, elle s’éclaircit. A l’inverse, si l’on ajoute du noir, elle s’assombrit.

Le blanc reflète un maximum de lumière, tandis que le noir l’absorbe presque entièrement.

 

Dans une palette de couleurs personnelle, de quoi devons-nous tenir compte ?

Pour mieux comprendre les effets et les interactions des couleurs, notamment lorsqu’elles sont mises en relation avec nos propres couleurs naturelles, il est utile de tenir compte de cinq particularités et leurs expressions : la teinte, la température psychologique (chaud-froid), la luminosité (lumineux-mat), la valeur chromatique (clair-sombre), la pureté et l’intensité.

  • La teinte : désigne une famille de couleurs (les 12 couleurs fondamentales du cercle chromatique).
  • La température de la couleur : elle peut être chaude ou froide, selon son mélange.
  • La luminosité d’une couleur : pour cela, on prend en compte le sous-ton de la couleur sur l’échelle des gris, à savoir contient-elle plus de jaune, de rouge, de vert, de bleu ou de violet ?
  • La pureté : la couleur est-elle nette, à savoir pure, ou subtile, c’est-à-dire beaucoup ou peu mélangée ?
  • L’intensité : le support qui reçoit la matière fait la différence. Absorbe-t-il ou renvoie-t-il la couleur ? Par exemple, la laine a tendance à absorber la couleur, tandis que la soie la renvoie et l’intensifie.

 

Vous en savez désormais plus sur l’effet couleurs et l’impact que les couleurs ont sur nous. Nous aborderons dans un prochain billet les différents types chromatiques et la méthode des quatre saisons.

 

Marie-Noëlle Avenet, Formatrice, Coach en Image & Révélatrice d’harmonie